{"id":112,"date":"2023-10-15T00:11:00","date_gmt":"2023-10-14T22:11:00","guid":{"rendered":"https:\/\/quentin-lewis.com\/?p=112"},"modified":"2024-09-21T00:55:56","modified_gmt":"2024-09-20T22:55:56","slug":"10-adaptations-dedgar-allan-poe-et-ou-les-trouver","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/quentin-lewis.com\/index.php\/2023\/10\/15\/10-adaptations-dedgar-allan-poe-et-ou-les-trouver\/","title":{"rendered":"10 adaptations d&#8217;Edgar Allan Poe (et o\u00f9 les trouver)"},"content":{"rendered":"\n<p>Cette semaine marque la sortie d\u2019une r\u00e9interpr\u00e9tation moderne de l\u2019une des nouvelles les plus c\u00e9l\u00e8bres d\u2019Edgar Allan Poe. La s\u00e9rie de Mike Flanagan utilise <em>La Chute de la Maison Usher<\/em> comme point d\u2019entr\u00e9e pour se balader librement parmi les meilleurs \u00e9crits de l\u2019\u00e9crivain am\u00e9ricain. Il n\u2019est pourtant pas le premier \u00e0 avoir adapt\u00e9 Poe, loin s\u2019en faut. De Baudelaire \u00e0 Serge Gainsbourg en passant par Fritz Lang et Tim Burton, nombreux sont les artistes sur qui l\u2019ombre funeste du po\u00e8te maudit a pu peser au fil des ann\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019occasion pour nous de jeter un \u0153il \u00e0 ces adaptations ensemble. <\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><em>10. Twixt<\/em>&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"684\" height=\"377\" src=\"https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image.jpeg\" alt=\"Illustration 2\" class=\"wp-image-115\" srcset=\"https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image.jpeg 684w, https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-300x165.jpeg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 684px) 100vw, 684px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><sub>Twixt \u00a9 American Zoetrope, 2011<\/sub><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>\u00c0 la derni\u00e8re position de ce palmar\u00e8s se situe le spectral\u00a0<em>Twixt<\/em>. \u00c9vapor\u00e9 des esprits encore plus vite qu\u2019un ectoplasme (ou un mauvais r\u00eave, selon la majorit\u00e9 \u00e9crasante des critiques de l\u2019\u00e9poque), ce film de Francis Ford Coppola n\u2019est techniquement pas une adaptation de Poe. Non, il s\u2019agit ici d\u2019une histoire originale \u00e9crite par le r\u00e9alisateur pour faire le deuil de son fils, 25 apr\u00e8s sa mort accidentelle. Bas\u00e9 sur un cauchemar fait par Coppola, ce film horrifique raconte l\u2019histoire d\u2019un romancier (incarn\u00e9 par Val Kilmer) qui est visit\u00e9 dans ses cauchemars par les fant\u00f4mes d\u2019une jeune fille (Elle Fanning) et d\u2019Edgar Allan Poe lui-m\u00eame (Ben Chaplin). Ici pas de r\u00e9f\u00e9rence directe \u00e0 une nouvelle de Poe en particulier mais \u00e0 toutes les th\u00e9matiques ch\u00e8res \u00e0 son auteur (logique onirique, la figure du double, la hantise engendr\u00e9e par un sentiment de culpabilit\u00e9, une jeune femme terrass\u00e9e par la mort bien avant son heure&#8230;).<\/p>\n\n\n\n<p>Injustement bafou\u00e9 par la critique \u00e0 sa sortie, le principal p\u00each\u00e9 de ce film de Coppola r\u00e9side dans le fait que nous ayons affaire \u00e0 un film de Coppola. Beaucoup attendaient quelque chose de la trempe de son adaptation de&nbsp;<em>Dracula<\/em>, ce qui est loin d\u2019\u00eatre le cas. Soyons honn\u00eates, peu de gens placeraient&nbsp;<em>Twixt<\/em>&nbsp;ne serait-ce que dans le top dix des meilleurs films du r\u00e9alisateur. Si l\u2019on met toutefois cette d\u00e9ception de c\u00f4t\u00e9, on a le plaisir de (re)d\u00e9couvrir une \u0153uvre singuli\u00e8re et touchante qui a le m\u00e9rite de nous replonger dans l\u2019esprit des meilleures nouvelles du ma\u00eetre du macabre.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>Twixt<\/em>&nbsp;est disponible en streaming sur la plateforme Shadowz et sur la plupart des sites de VOD.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">9.&nbsp;<em>Extraordinary Tales<\/em>&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"684\" height=\"355\" src=\"https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-3.jpeg\" alt=\"Illustration 3\" class=\"wp-image-120\" srcset=\"https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-3.jpeg 684w, https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-3-300x156.jpeg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 684px) 100vw, 684px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><sub>Extraordinary Tales \u00a9 M\u00e9lusine Productions, 2013<\/sub><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Cette premi\u00e8re adaptation anim\u00e9e de la bibliographie de Poe se situe h\u00e9las \u00e0 l\u2019avant-derni\u00e8re place de cette liste. Ce qui ne veut pas dire qu\u2019elle ne vaut pas le d\u00e9tour pour autant, bien au contraire.<\/p>\n\n\n\n<p>En d\u00e9pit d\u2019un casting de premier choix (dont le tr\u00e8s remarqu\u00e9 Christopher Lee ou encore Guillermo Del Toro), ce film est pass\u00e9 totalement inaper\u00e7u \u00e0 sa sortie en 2013. Les r\u00e9cits courts s\u2019y encha\u00eenent, articul\u00e9s autour d\u2019un fil rouge particuli\u00e8rement inventif. Un corbeau (doubl\u00e9 par Roger Corman sur qui nous reviendrons plus bas) pr\u00e9sent\u00e9 comme la r\u00e9incarnation de Poe lui-m\u00eame entre en conversation avec la statue d\u2019une femme myst\u00e9rieuse. Celle-ci lui fait revisiter ses propres histoires, immortalis\u00e9es par les statues de leurs h\u00e9ro\u00efnes d\u00e9funtes. Au fil des r\u00e9cits, l\u2019identit\u00e9 de son \u00e9nigmatique interlocutrice sera r\u00e9v\u00e9l\u00e9e petit \u00e0 petit.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui fait la grande originalit\u00e9 d&#8217;<em>Extraordinary Tales<\/em> se r\u00e9v\u00e8lera malheureusement \u00eatre son principal d\u00e9faut : chaque histoire de cette anthologie poss\u00e8de un style totalement diff\u00e9rent. Si une grande majorit\u00e9 d\u2019entre elles est particuli\u00e8rement r\u00e9ussie, l\u2019esth\u00e9tique de l\u2019avant-derni\u00e8re a pu rebuter bien des spectateurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce film d\u2019animation du r\u00e9alisateur espagnol Raul Garcia parlera malgr\u00e9 tout aux aficionados du cin\u00e9ma d\u2019animation comme \u00e0 celles et ceux qui souhaitent d\u00e9couvrir l\u2019\u0153uvre de Poe \u00e0 travers un prisme original. Les conversations macabres entre le corbeau et la statue viennent apporter un \u00e9clairage introspectif in\u00e9dit pour qui souhaiterait en d\u00e9couvrir un peu plus sur l\u2019histoire tourment\u00e9e d\u2019Edgar Allan Poe, le tout envelopp\u00e9 dans une atmosph\u00e8re po\u00e9tique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>Extraordinary Tales<\/em>&nbsp;est disponible \u00e0 la location et \u00e0 l\u2019achat sur YouTube en VOSTFR.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><em>8. Le Chat Noir<\/em><\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"684\" height=\"379\" src=\"https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-1.png\" alt=\"Illustration 4\" class=\"wp-image-119\" srcset=\"https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-1.png 684w, https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-1-300x166.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 684px) 100vw, 684px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><sub>The Black Cat \u00a9 Universal Pictures, 1934<\/sub><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019instar de Mary Shelley, de Bram Stoker ou d\u2019H.P. Lovecraft, Edgar Allan Poe est l\u2019un de ces auteurs dont on aime bien caser le nom pour attirer les foules. Cela ne signifie pas que toutes ces adaptations sont de bonne facture, ni m\u00eame que celles-ci m\u00e9ritent cette appellation. C\u2019est le cas de cette tr\u00e8s mauvaise adaptation de la nouvelle \u00e9ponyme d\u2019E. A. Poe.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourquoi l\u2019avoir mise dans cette liste ? Car qui dit mauvaise adaptation ne dit pas n\u00e9cessairement mauvais film, comme le prouve cette \u0153uvre qui aurait gagn\u00e9 \u00e0 porter n\u2019importe quel autre titre. Elle a toutefois le m\u00e9rite de r\u00e9unir Boris Karloff et Bela Lugosi, tous deux entr\u00e9s dans la l\u00e9gende pour avoir interpr\u00e9t\u00e9 respectivement la cr\u00e9ature de Frankenstein et Dracula. Bien qu\u2019il ne s\u2019agisse pas l\u00e0 du seul film \u00e0 les avoir r\u00e9unis, il s\u2019agit potentiellement du meilleur. Il contient \u00e9galement une interpr\u00e9tation \u00e0 contre-emploi magistrale de la part de Lugosi. Le tout dans un film qui, bien que s\u2019\u00e9loignant totalement de la nouvelle originale, contient de nombreuses th\u00e9matiques ch\u00e8res \u00e0 Poe, envelopp\u00e9es dans une noirceur que l\u2019on ne reverra plus dans le cin\u00e9ma horrifique Hollywoodien avant une trentaine d\u2019ann\u00e9es.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Sans doute l&#8217;adaptation la plus complexe \u00e0 se procurer de cette liste, elle est pourtant sortie en combo Blu-Ray\/DVD dans nos contr\u00e9es et se trouve facilement d\u2019occasion sur internet.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">&nbsp;7.&nbsp;<em>Le Simpson Horror Show I<\/em><\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"539\" src=\"https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Capture-decran-2024-02-19-a-00.14.02-1024x539.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-130\" srcset=\"https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Capture-decran-2024-02-19-a-00.14.02-1024x539.png 1024w, https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Capture-decran-2024-02-19-a-00.14.02-300x158.png 300w, https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Capture-decran-2024-02-19-a-00.14.02-768x404.png 768w, https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Capture-decran-2024-02-19-a-00.14.02-1536x808.png 1536w, https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Capture-decran-2024-02-19-a-00.14.02.png 1840w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><sub>The Simpsons \u00a9 Twentieth Century Fox Film Corporation, 1990<\/sub><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Pour bon nombre d\u2019enfants des ann\u00e9es 90,&nbsp;<em>Les Simpsons<\/em>&nbsp;faisaient office de premier contact avec de nombreuses \u0153uvres de la culture populaire \u00ab&nbsp;pour adultes&nbsp;\u00bb. Ce fut le cas de votre serviteur lorsqu\u2019il d\u00e9couvrit de nombreuses histoires horrifiques \u00e0 travers des parodies absolument brillantes. Ainsi ai-je d\u00e9couvert Freddy Krueger, Pinhead, Jason Vorhees, Jack Torrance et bien d\u2019autres figures phares du genre avant m\u00eame d\u2019avoir vu un seul des films dont ils proviennent.&nbsp;<em>Les Simpsons<\/em>&nbsp;sont aussi la raison pour laquelle je suis tomb\u00e9 dans les contes d\u2019Allan Poe quand j\u2019\u00e9tais petit.<\/p>\n\n\n\n<p>La saison 2 de la s\u00e9rie de Matt Groening contenait le premier \u00e9pisode de la tradition automnale du&nbsp;<em>Simpson Horror Show<\/em>&nbsp;(<em>Treehouse of Horror<\/em>&nbsp;en VO). Cet \u00e9pisode d\u2019Halloween se concluait sur une adaptation \u00e9tonnamment fid\u00e8le du&nbsp;<em>Corbeau<\/em>&nbsp;d\u2019Edgar Allan Poe. Faisant le choix surprenant de laisser une place secondaire \u00e0 l\u2019humour, ce court segment contenait l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 du po\u00e8me original (narr\u00e9 par l\u2019irrempla\u00e7able James Earl Jones, l\u2019homme derri\u00e8re les voix embl\u00e9matiques de Dark Vador et Mufasa) entrecoup\u00e9 par quelques moments humoristiques.&nbsp;<em>Les Simpsons<\/em>&nbsp;au sommet de leur art.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Les Simpsons<\/em>&nbsp;sont disponibles dans leur int\u00e9gralit\u00e9 sur Disney +. Si toutefois vous ne souhaitez pas donner votre argent \u00e0 \u00ab&nbsp;la mascotte d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 malfaisante&nbsp;\u00bb, cette s\u00e9quence est \u00e9galement disponible sur YouTube.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><em>6. Le C\u0153ur R\u00e9v\u00e9lateur<\/em>&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"573\" src=\"https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Capture-decran-2024-02-19-a-00.13.51-1024x573.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-129\" srcset=\"https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Capture-decran-2024-02-19-a-00.13.51-1024x573.png 1024w, https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Capture-decran-2024-02-19-a-00.13.51-300x168.png 300w, https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Capture-decran-2024-02-19-a-00.13.51-768x430.png 768w, https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Capture-decran-2024-02-19-a-00.13.51-1536x860.png 1536w, https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Capture-decran-2024-02-19-a-00.13.51.png 1894w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><sub><em>The Tell-Tale Heart<\/em> \u00a9 MGM, 1941<\/sub><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Premi\u00e8re adaptation du&nbsp;<em>C\u0153ur R\u00e9v\u00e9lateur<\/em>&nbsp;de Poe de notre liste, ce court-m\u00e9trage de vingt minutes a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 par Jules Dassin. Non content d\u2019avoir enfant\u00e9 le chanteur de&nbsp;<em>l\u2019\u00c9t\u00e9 Indien<\/em>&nbsp;et des&nbsp;<em>Champs-\u00c9lys\u00e9es<\/em>, ce cin\u00e9aste injustement oubli\u00e9 de nos jours a \u00e9galement mis en sc\u00e8ne l\u2019un des plus grands films noirs fran\u00e7ais :&nbsp;<em>Du Rififi Chez Les Hommes<\/em>&nbsp;(pr\u00e9curseur des plus grands films de braquages, de <em>Ocean\u2019s<\/em> <em>Eleven<\/em>&nbsp;\u00e0&nbsp;<em>Reservoir Dogs<\/em>).<\/p>\n\n\n\n<p>Transformant ici l\u2019histoire gothique sordide de Poe en trag\u00e9die humaniste, cette courte adaptation est une jolie fa\u00e7on de d\u00e9couvrir cette nouvelle pour qui ne l\u2019aurait pas lue.<\/p>\n\n\n\n<p>Disponible dans son int\u00e9gralit\u00e9 en VO dans son titre original (autrement plus po\u00e9tique)&nbsp;<em>The Tell-Tale Heart<\/em>. Bien que la version fran\u00e7aise semble quasiment impossible \u00e0 trouver, cette adaptation ne contient que tr\u00e8s peu de dialogues.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><em>5. Vincent<\/em>&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"684\" height=\"386\" src=\"https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-1.jpeg\" alt=\"Illustration 7\" class=\"wp-image-116\" srcset=\"https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-1.jpeg 684w, https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-1-300x169.jpeg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 684px) 100vw, 684px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><sub><em>V<\/em>incent<\/sub><sub> \u00a9 Walt Disney Productions, 1982<\/sub><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Tim Burton a pass\u00e9 une enfance solitaire dans la banlieue pavillonnaire ultra format\u00e9e de Burbank (qui lui servira d\u2019inspiration directe pour la ville insipide \u00e0 laquelle se retrouve confront\u00e9 le h\u00e9ros \u00e9ponyme d\u2019<em>Edward Aux Mains d\u2019Argent<\/em>). Pour \u00e9chapper \u00e0 la morosit\u00e9 de son quotidien, le jeune cin\u00e9aste trouvera tr\u00e8s vite refuge aupr\u00e8s du cin\u00e9ma horrifique&nbsp;: l\u2019expressionnisme allemand des ann\u00e9es 20, le&nbsp;<em>Frankenstein<\/em>&nbsp;de 1931, les films britanniques des studios Hammer, les s\u00e9ries B en noir et blanc qu\u2019il d\u00e9vorait chaque samedi soir \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Mais le coup de c\u0153ur qui d\u00e9finira le d\u00e9but de sa carri\u00e8re sera sa d\u00e9couverte du cycle Edgar Poe de Roger Corman.<\/p>\n\n\n\n<p>Figure de proue du cin\u00e9ma ind\u00e9pendant Am\u00e9ricain (\u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 les studios dominaient encore totalement le cin\u00e9ma Hollywoodien), Corman adaptera pas moins de huit \u0153uvres d\u2019Edgar Allan Poe dont la majorit\u00e9 auront pour interpr\u00e8te Vincent Price. L\u2019acteur l\u00e9gendaire fascinera le jeune Burton au point que ce dernier \u00e9crira un court-m\u00e9trage en son hommage. Vincent relate l\u2019histoire d\u2019un petit gar\u00e7on de sept ans qui r\u00eave de devenir comme l&#8217;immense acteur qui partage son pr\u00e9nom quand il sera grand. R\u00e9dig\u00e9 en vers, ce bijou d\u2019animation en&nbsp;<em>stop-motion<\/em>&nbsp;de six minutes fait aussi \u00e9cho \u00e0 l\u2019un des po\u00e8mes les plus embl\u00e9matiques de Poe&nbsp;:&nbsp;<em>Le Corbeau<\/em>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 noter que d\u2019autres travaux d\u00e9couleront de l\u2019admiration de Burton pour Price. Outre sa voix-off dans&nbsp;<em>Vincent<\/em>, ce dernier introduira l\u2019adaptation d\u2019Hansel &amp; Gretel de Burton (lors de la seule et unique diffusion \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision de film sur Disney Channel en 1983) et interpr\u00e9tera le \u00ab&nbsp;p\u00e8re&nbsp;\u00bb d\u2019<em>Edward aux Mains D\u2019Argent<\/em>. Mais son r\u00f4le le plus touchant sera peut-\u00eatre celui qu\u2019il n\u2019incarnera jamais&nbsp;: celui de Bela Lugosi dans&nbsp;<em>Ed Wood<\/em>, dont la relation avec le jeune cin\u00e9aste fait directement r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 celle qu\u2019entretenait Price avec Tim Burton.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Vincent<\/em>&nbsp;est disponible gratuitement et dans son int\u00e9gralit\u00e9 sur YouTube.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><em>4. La Chute de la Maison Usher<\/em><\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"684\" height=\"385\" src=\"https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-2.jpeg\" alt=\"Illustration 8\" class=\"wp-image-123\" srcset=\"https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-2.jpeg 684w, https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-2-300x169.jpeg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 684px) 100vw, 684px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><sub><em>La Chute de la Maison Usher <\/em>\u00a9 Eclair et Menchen (Epinay), 1928<\/sub><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Cocorico. Cette remarquable adaptation de&nbsp;<em>La Chute de La Maison Usher<\/em>&nbsp;bien gauloise nous est offerte par un Jean Epstein au sommet de son art. Nous avons affaire \u00e0 un chef d\u2019\u0153uvre du film muet et \u00e0 un cin\u00e9ma fran\u00e7ais d\u2019une audace grandiloquente comme il peine \u00e0 en offrir depuis de bien trop nombreuses d\u00e9cennies.<\/p>\n\n\n\n<p>Ne suivant pas \u00e0 la lettre le r\u00e9cit original de Poe, cette adaptation parvient pourtant \u00e0 en extraire toute l\u2019essence onirique pour nous en mettre plein les yeux. Rythm\u00e9 par un sens du montage savamment ma\u00eetris\u00e9 et une mise en sc\u00e8ne enrichie par un usage des surimpressions bien singulier, cette&nbsp;<em>Chute de la Maison Usher<\/em>&nbsp;donnera l\u2019impression au spectateur de plonger dans un sommeil sombre et profond.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cette adaptation de&nbsp;<em>The Fall of the House of Usher<\/em>&nbsp;est disponible gratuitement et dans son int\u00e9gralit\u00e9 sur YouTube.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><em>3. La Ligue des Gentlemen Extraordinaires,&nbsp;<\/em>1<sup>er<\/sup>&nbsp;int\u00e9grale<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"514\" src=\"https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Capture-decran-2024-02-19-a-00.14.23-1024x514.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-128\" srcset=\"https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Capture-decran-2024-02-19-a-00.14.23-1024x514.png 1024w, https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Capture-decran-2024-02-19-a-00.14.23-300x151.png 300w, https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Capture-decran-2024-02-19-a-00.14.23-768x386.png 768w, https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Capture-decran-2024-02-19-a-00.14.23-1536x771.png 1536w, https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Capture-decran-2024-02-19-a-00.14.23.png 1948w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><sub><em>The League of Extraordinary Gentlemen<\/em> \u00a9 ABC, 2001<\/sub><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Une fois n\u2019est pas coutume, voici une adaptation non pas cin\u00e9matographique, mais bien en bande-dessin\u00e9e de l&#8217;univers de Poe. Si Alan Moore a pu \u00eatre tr\u00e8s malchanceux lorsqu\u2019il s\u2019agit de voir ses propres cr\u00e9ations adapt\u00e9es au cin\u00e9ma, il reste n\u00e9anmoins coutumier des hommages, pastiches et d\u00e9constructions brillantes d\u2019auteurs embl\u00e9matiques du paysage litt\u00e9raire mondiale. Sa&nbsp;<em>Ligue des Gentlemen Extraordinaires<\/em>&nbsp;(illustr\u00e9e parfaitement par le regrett\u00e9 Kevin O\u2019Neill) est l\u2019exemple parfait de ce talent inn\u00e9. Compos\u00e9 exclusivement de personnages et de lieux issus d&#8217;histoires fictives du monde entier, cette s\u00e9rie vertigineuse raconte les aventures d\u2019un groupe de h\u00e9ros issus de diverses \u0153uvres litt\u00e9raires (<em>Sherlock Holmes<\/em>,&nbsp;<em>James Bond<\/em>,&nbsp;<em>Dracula<\/em>,&nbsp;<em>Vingt Mille Lieues Sous Les Mers<\/em>&#8230;). Et il fallait bien qu\u2019ils croisent sur leur route des personnages cr\u00e9\u00e9s par Poe \u00e0 un moment ou un autre.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le premier volume de&nbsp;<em>La Ligue<\/em>&nbsp;contient une halte en France, o\u00f9 les h\u00e9ros de la s\u00e9rie se retrouvent \u00e0 la Rue Morgue, pour \u00e9lucider de nouveaux meurtres. Ils sont aid\u00e9s par le brillant d\u00e9tective Charles Auguste Dupin, issu des pages de la trilogie d\u2019histoires polici\u00e8res d\u2019Edgar Allan Poe. On r\u00e9alisera tr\u00e8s vite que le coupable n\u2019est finalement pas le m\u00eame que dans l\u2019histoire originale.<\/p>\n\n\n\n<p>Poe a \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9 de tr\u00e8s nombreuses fois dans le monde de la bande-dessin\u00e9e, qu\u2019il s\u2019agisse de r\u00e9interpr\u00e9tations tr\u00e8s libres (comme dans les pages d\u2019EC Comics) ou d\u2019illustrations tr\u00e8s scrupuleuses comme chez le maestro du 9\u00e8me art argentin Alberto Breccia. Mais peu y sont parvenu avec autant d\u2019irr\u00e9v\u00e9rence et d\u2019\u00e9rudition qu\u2019Alan Moore et Kevin O\u2019Neill.<\/p>\n\n\n\n<p>Le premier volume de<em>&nbsp;La Ligue des Gentlemen Extraordinaires<\/em>&nbsp;se procure tr\u00e8s facilement dans vos librairies, biblioth\u00e8ques, m\u00e9diath\u00e8ques et sites marchands sp\u00e9cialis\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><em>2. The Tell-Tale Heart<\/em><\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"684\" height=\"383\" src=\"https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image.png\" alt=\"Illustration 10\" class=\"wp-image-117\" srcset=\"https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image.png 684w, https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/image-300x168.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 684px) 100vw, 684px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><sub><em><em>The Tell-Tale Heart<\/em><\/em> \u00a9 Pale Horse Productions, 2008<\/sub><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Deuxi\u00e8me court-m\u00e9trage du r\u00e9alisateur de&nbsp;<em>The Northman<\/em>, Robert Eggers, cette adaptation audacieuse du&nbsp;<em>C\u0153ur R\u00e9v\u00e9lateur<\/em>&nbsp;de Poe est peut-\u00eatre aussi sa meilleure. Aucune autre n\u2019est autant parvenu \u00e0 restituer ce que Sigmund Freud appelait l\u2019<em>unheimliche<\/em>. Ce sentiment complexe \u00e0 d\u00e9crire (que l\u2019on retrouve dans les meilleurs r\u00e9cits gothiques et horrifiques, du&nbsp;<em>Marchand de Sable<\/em>&nbsp;de Hoffman au&nbsp;<em>Shining<\/em>&nbsp;de Stanley Kubrick) a \u00e9t\u00e9 parfois traduit par \u00ab&nbsp;l\u2019inqui\u00e9tante familiarit\u00e9&nbsp;\u00bb. Bien qu\u2019il ne s\u2019agisse pas l\u00e0 de la traduction fran\u00e7aise la plus populaire de ce terme, c\u2019est pourtant celle qui transpose le mieux ce concept allemand qui traverse toute la bibliographie de Poe, et plus particuli\u00e8rement sa nouvelle&nbsp;<em>Le C\u0153ur R\u00e9v\u00e9lateur<\/em>. En brouillant les pistes entre la psychologie int\u00e9rieure du protagoniste et son monde ext\u00e9rieur, cette histoire sordide parvient \u00e0 mettre le lecteur mal \u00e0 l\u2019aise en tirant le tapis sous ses pieds au moment o\u00f9 il pense avoir cern\u00e9 ce qui se d\u00e9roule sous ses yeux.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce type particulier d\u2019horreur que l\u2019on trouve dans de nombreuses histoires s\u00e9minales du genre gothique fonctionne sur son audience en injectant un sentiment sordide et d\u2019anormal dans une situation famili\u00e8re. Ce qui est mis ici intelligemment en images par Eggers en utilisant une marionnette grandeur nature malsaine pour interpr\u00e9ter l\u2019un des protagonistes. Qu\u2019importe ce que l\u2019on pense de ce court-m\u00e9trage, aucune autre adaptation de Poe n\u2019a su restituer ce sentiment si particulier aussi parfaitement \u00e0 l\u2019\u00e9cran auparavant.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Si d\u2019Eggers, vous ne connaissez que&nbsp;<em>The Northman<\/em>, vous pourriez \u00eatre particuli\u00e8rement d\u00e9concert\u00e9s par ce court-m\u00e9trage. Lorgnant plus du c\u00f4t\u00e9 du rythme lent de&nbsp;<em>The Witch&nbsp;<\/em>et de la mise en sc\u00e8ne exp\u00e9rimentale de&nbsp;<em>The Lighthouse<\/em>, ce court montre d\u00e9j\u00e0 les pr\u00e9mices du futur style idiosyncratique de ce r\u00e9alisateur unique. De quoi servir d\u2019amuse-bouche en attendant son adaptation de&nbsp;<em>Nosferatu<\/em>&nbsp;dans laquelle nous retrouverons Bill Skarsg\u00e5rd, Lily-Rose Depp, Anya Taylor-Joy, ou encore Willem Dafoe.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout comme l\u2019adaptation de cette nouvelle \u00e9voqu\u00e9e pr\u00e9c\u00e9demment,&nbsp;<em>The Tell-Tale Heart<\/em>, est introuvable en fran\u00e7ais. Mais son absence quasi-totale de dialogues rendent sa compr\u00e9hension particuli\u00e8rement facile, et ce court-m\u00e9trage est disponible dans son int\u00e9gralit\u00e9 sur YouTube et sur Vimeo.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">1.&nbsp;<em>Le Masque de la Mort Rouge<\/em><\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"606\" src=\"https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Capture-decran-2024-02-19-a-00.14.34-1-1024x606.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-127\" srcset=\"https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Capture-decran-2024-02-19-a-00.14.34-1-1024x606.png 1024w, https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Capture-decran-2024-02-19-a-00.14.34-1-300x178.png 300w, https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Capture-decran-2024-02-19-a-00.14.34-1-768x455.png 768w, https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Capture-decran-2024-02-19-a-00.14.34-1-1536x910.png 1536w, https:\/\/quentin-lewis.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Capture-decran-2024-02-19-a-00.14.34-1.png 1952w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><sub><em><em><em>The Masque of the Red Death<\/em><\/em><\/em> \u00a9 Alta Vista Productions, 1964<\/sub><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Pouvait-il vraiment en \u00eatre autrement&nbsp;? Lorsque le r\u00e9alisateur Roger Corman d\u00e9cide d\u2019adapter pour la premi\u00e8re fois les r\u00e9cits de Poe au cin\u00e9ma en 1960, c\u2019est une v\u00e9ritable r\u00e9volution. Fatigu\u00e9 du manque de reconnaissance et de cr\u00e9ativit\u00e9 du Hollywood des ann\u00e9es 50, il se d\u00e9cide \u00e0 encha\u00eener les films de drive-in \u00e0 petit budget. Leur succ\u00e8s lui permettra d\u2019obtenir un plus gros budget pour son premier film en couleur&nbsp;:&nbsp;<em>La Chute de la Maison Usher<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>En d\u00e9pit de la prise de risque que repr\u00e9sentait ce projet (les <em>horror movies<\/em> qui fonctionnent aux \u00c9tats-Unis \u00e0 ce moment-l\u00e0 \u00e9taient&nbsp;<em>cheap<\/em>&nbsp;et en noir et blanc, et la concurrence du studio britannique de la Hammer se faisait d\u00e9j\u00e0 ressentir) le succ\u00e8s sera consid\u00e9rable. Ce premier film marque aussi la premi\u00e8re collaboration de Corman avec Vincent Price. Com\u00e9dien qui deviendra d\u00e8s lors indissociable des adaptations de l\u2019\u0153uvre d\u2019Edgar Allan Poe au cin\u00e9ma.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais c\u2019est un autre film du cycle Poe-Corman qui nous int\u00e9resse aujourd\u2019hui&nbsp;:&nbsp;<em>Le Masque de La Mort Rouge<\/em>. Quintessence du travail des deux monuments du cin\u00e9ma, il s\u2019agit sans doute de leur adaptation la plus aboutie. La photographie du futur r\u00e9alisateur Nicolas Roeg et la direction artistique color\u00e9e (rehauss\u00e9e par un technicolor sublime) lui conf\u00e8rent une atmosph\u00e8re de conte gothique d\u2019une noirceur rarement \u00e9gal\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette adaptation incontournable de Poe est disponible en streaming sur Shadowz et Molotov.&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce palmar\u00e8s rassemble les articles qui composaient le calendrier de l&#8217;Avent horrifique menant \u00e0 la sortie de l&#8217;adaptation Netflix de La Chute de la Maison Usher. <\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":113,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-112","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-articles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/quentin-lewis.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/112","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/quentin-lewis.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/quentin-lewis.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/quentin-lewis.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/quentin-lewis.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=112"}],"version-history":[{"count":36,"href":"https:\/\/quentin-lewis.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/112\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":328,"href":"https:\/\/quentin-lewis.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/112\/revisions\/328"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/quentin-lewis.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/113"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/quentin-lewis.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=112"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/quentin-lewis.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=112"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/quentin-lewis.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=112"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}